Jean ROBINET en quinze dates

Ecrivain Français. Se définit comme écrivain paysan

20 janvier 1913 : naissance à Percey-le-Grand (Haute Saône).

1925 : il quitte l’école primaire pour travailler à la ferme paternelle. Il développe un complexe d’infériorité, persuadé qu’il ne pourra devenir un intellectuel.

1931 : il tente des études agricoles par correspondance. Malheureusement, il devra vite arrêter, faute de temps et se consacrera activement à la lecture.

1939 : mobilisé comme soldat pour participer à la II ème Guerre Mondiale.

17 juin 1940 : est fait prisonnier durant la IIème Guerre Mondiale. Envoyé au Stalag VIII C en Silésie. Sous-officier, il refuse de travailler pour les Allemands. Il fréquente peu à peu des camarades plus cultivés que lui, commence à écrire des poèmes et fait partie d’un cercle littéraire clandestin, « L’Autre silence ».

Mars 1949 : loue à Saint-Broingt-le-Bois en Haute-Marne, avec son épouse, une ferme dix huit hectares.

A partir de 1950 : donne des chroniques régulières à La Haute-Marne libérée.

1954 : créé un CETA (Centre d’Etudes Techniques Agricoles) qui permet aux exploitants de se former mutuellement avec le concours de techniciens.

1957 : donne des chroniques régulières au Bien Public.

1965 : devient président de la société littéraire langroise « Le Pain au Lièvre ».

1971 : sortie de son livre, voyages à travers la Haute-Marne.

1972 : devient président fondateur de l’Association Internationale des Ecrivains Paysans d’Expression Française. Il est nommé responsable de la Commission Culturelle de la Chambre d’Agriculture de la Haute-Marne (créé à son initiative).

1973 : il abandonne la totalité de son exploitation agricole et la confie à son fils. Il continue de vivre dans sa maison de Saint-Broingt-le-Bois, en pleine nature, face aux animaux

1976 : sortie de son livre Sorcelleries au pays de Champlitte

13 mai 2010 : mort à Saint-Broingt-le-Bois (Haute-Marne).

 (pas de photos libres de droit sur internet)

André THEURIET en quinze dates

Poète, romancier et auteur dramatique Français

8 octobre 1833 : naissance de Claude-Adhémar-André THEURIET à Marly-le-Roi (78), d’un père Bourguignon et d’une mère Lorraine.

1838 : son père est nommé receveur des Domaines à Bar-le-Duc (55). Toute la famille déménage. Il passe beaucoup de temps avec sa grand-mère, qui lui apprend les bases de la lecture. Il rend de temps à autre visite à sa grand-tante, une femme marginale qui aime se déguiser avec des rideaux. Il lui déclame des vers, c’est à cette époque que son goût pour la poésie se manifeste.

28 novembre 1855 : après avoir fait ses études à Bar-le-Duc, il devient bachelier dans le domaine du droit.

1856-1859 : il est employé à la Direction des Domaines à Auberive, au poste de surnuméraire de l’enregistrement.

1863 : il devient chef du bureau à l’enregistrement au ministère des finances. Il commence à publier des poèmes et des nouvelles à la Revue des Deux Mondes.

1867 : Parution de son livre Le Chemin des bois, poèmes et poésies, 1er recueil couronné par l’Académie Française.

1870 : il est envoyé au 19ème bataillon de la 2ème compagnie de la Garde nationale de la Seine. Il participe l’année suivante à la bataille de Buzenval.

1872 : son drame, Jean-Marie, est représenté au théâtre de l’Odéon.

1874 : parution de son roman Mademoiselle Guignon.

1880 : il épouse Hélène NARAT, veuve du peintre Gabriel LEFEBVRE, artiste renommé sous le Second Empire

1888 : parution de son livre Contes de la forêt. André THEURIET est un écrivain qui chante les terroirs, les forêts, les petites villes Bourgeoises. En Lorraine, en Argonne, dans la Haute-Marne, en Touraine et dans le Poitou, on le considère comme un enfant du pays.

1894-1900 : maire de Bourg-la-Reine.

10 décembre 1896 : il est élu membre de l’Académie Française, au fauteuil du fils d’Alexandre Dumas. Il y est reçu par l’écrivain Paul BOURGET.

2 septembre 1901 : mort de son épouse.

23 avril 1907 : mort à Bourg-la-Reine (92), d’un cancer du côlon. Il est inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine, dans la division 3.

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« La Fille Bien Gardée » d’Eugène LABICHE : une répétition du tonnerre !

Du tonnerre, de la folie, de la décadence que diable ! C’est dans une atmosphère à la fois festive et rigoureuse que se sont déroulées les répétitions du Jeudi 29 Avril à l’espace Brassens, salle Gabin (21240 Talant). Les cinq comédiens ainsi que la musicienne étaient présents pour l’occasion : Lolita FRANCK (Berthe), Lison GOILLOT (la baronne de Flasquemont), Adeline MONCAUT (Marie, femme de chambre), Loïc GALENSKI (Rocambole, carabinier), Sylvain MARMORAT (metteur en scène, dans le rôle de Saint-Germain, chasseur de la baronne) et Evelyne PEUDON (violoncelliste). Que de beau monde pour une pièce à la fois démente, extravagante et captivante.

L’intrigue de la pièce est entièrement fondée sur le comique de situation. La baronne de Flasquemont décide de sortir et de confier sa fille Berthe à ses deux domestiques, Marie et Saint-Germain. Heureux d’avoir le champ libre, ils sont persuadés qu’ils pourront festoyer au bal Mabille situé juste sous leur fenêtre. Ils veulent laisser la petite Berthe, seule et endormie. S’ensuivent alors des situations rocambolesques.

Les personnages laissent éclater leur folie sur l’air endiablé du violoncelle d’Evelyne, qui enchaine des compositions dignes des plus grands cartoons.

« Sapristi, vous l’avez fait fumer ! » (Saint Germain, à propos de la petite Berthe, scène XVII)

« C’est pas du Kirsch, ça ! » (La Petite Berthe, scène XVII)

Nous vous laisserons apprécier par vous-même le caractère comique de la pièce, accentué encore davantage par la mise en scène de Sylvain MARMORAT.

La Compagnie a créé ce spectacle en 2016 avec Laurence BOYENVAL dans le rôle de Berthe. Pour cette reprise, Laurence prend en charge la direction des comédiens et ses remarques pertinentes amènent les comédiens à plus de précisions dans leurs intentions et leur jeu..

Nous conclurons cet article par une citation de l’humaniste et poète satirique Allemand du XVème siècle Sébastien BRANT : « Les fous passent. La folie reste ». Belle continuation à tous et à bientôt !

Clément Privolt




De gauche à droite : Adeline MONCAUT (Marie, femme de chambre), Lolita FRANCK (la petite Berthe), Sylvain MARMORAT (Saint-Germain) et Loïc GALENSKI (Rocambole, carabinier)- Décor et costumes en cours de préparation



Au centre : Lison GOILLOT (la baronne de Flasquemont), Sylvain MARMORAT (Saint-Germain) et Adeline MONCAUT (Marie, femme de chambre)-Décor et costumes en cours de préparation

La Commune en quelques dates

Ce 18 mars 2021 s’est déroulé le 150 ième anniversaire de la Commune de Paris. Pour rendre hommage à cet événement, nous avons choisi 10 dates clés qui expliquent au mieux ce bouleversement historique (bien entendu, c’est un résumé très succinct, tant il est difficile de résumer la Commune en quelques lignes. Nous comptons donc sur votre indulgence) :

19 juillet 1870 : Napoléon III, Empereur de France déclenche une guerre contre la Prusse de BISMARK. La guerre est perdue et l’Empire s’effondre. Un Gouvernement provisoire s’installe à Versailles avec, à sa tête, Adolphe THIERS. Refusant la défaite et craignant le rétablissement de la royauté, les Parisiens s’emparent des canons qui devaient, à l’origine, servir face aux Prussiens. C’est ainsi que commence la Commune de Paris, le 18 mars 1871.

18 mars 1871 : A l’assemblée, 92 membres du Conseil de la Commune sont désignés, parmi lesquels figurent des jacobins, des anarchistes, des communistes et des républicains. Le peuple s’empare des armes, les femmes prennent une place prépondérante dans la résistance. Des mesures sociales sont envisagées tels que l’égalité salariale. Parmi les figures phares de la Commune, nous pouvons citer Louise MICHEL : « Ce n’est pas une miette de pain, c’est la moisson du monde entier qu’il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploité » déclare-t-elle.

26 mars 1871 : les élections municipales ont lieu (reportées de quelques jours). Le Conseil communal, élu par 229 167 votants sur 485 569 (soit environ 50% d’abstention) est mis en place à l’Hôtel de Ville le 28 mars sous le nom de Commune de Paris et reçoit les pouvoirs du Comité central.

16 mai 1871 : la Commune abat la colonne Vendôme, un des symboles du despotisme. Le 21 mai, les Communards rentrent dans Versailles.

21-28 mai 1871 : Semaine sanglante. L’armée d’Adolphe THIERS assure sa domination sur le peuple résistant, convoque son armée et brûle la capitale française. A cette date, Louise MICHEL déclare « Paris sera à nous ou n’existera plus ».

27 mai 1871 : les derniers combats se déroulent au cimetière du Père Lachaise, où 200 communards sont retranchés. A court de munitions, ils sont vaincus par les Versaillais qui achèvent les blessés et fusillent les derniers survivants contre le mur de l’enceinte, devenu par la suite le mur des Fédérés.

28 mai 1871 : Des milliers de fédérés sont déterminés à s’opposer au pouvoir en place. Les combats de rue se multiplient, 4000 personnes perdent la vie (dont 877 membres des troupes Versaillaises). Les Communards prennent en otage toute personne suspectée de pactiser avec le gouvernement. 80 de ces otages sont fusillés, des incendies sont provoqués ainsi que des bombardements (ex : Palais des Tuileries, le Palais-Royal, le Palais d’Orsay). En effet, le 5 avril de cette même année, les Communards déclarent :  Le bilan de la Semaine sanglante est douloureux : 20 000 victimes et 43 522 arrestations (presque autant que la guillotine sous la Révolution). Du côté Versaillais, on recense 877 tués et 6454 blessés.

15 août 1871 : c’est le temps des déportations A la prison des Chantiers de Versailles, des centaines de femmes sont en attente de jugement. Vingt-six conseils de guerre sont programmés pour juger les anciens communards.

23 mars 1872 : le Gouvernement déporte les Communards survivants en Nouvelle-Calédonie. Parmi les déportés figure Louise MICHEL.

Jusqu’en 1877 : 10 000 condamnations prononcées, dont 4586 à la déportation en Nouvelle-Calédonie Louise MICHEL en fait partie). Il faudra attendre 1880 pour qu’une loi totale d’amnistie soit prononcée.

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Eugène LABICHE : sa biographie en quelques dates

Comme vous le savez sans doute, la Compagnie le Rocher des Doms reprend « la Fille Bien Gardée » d’Eugène LABICHE, spectacle créé par l’association en 2016. Une représentation est d’ores et déjà programmée au théâtre de l’Ecrin à Talant, le Mercredi 26 Mai 2021 à 20h (15 euros tarif plein, tarif réduit 10 euros pour les moins de 18 ans et les séniors de + de 65 ans). Plus de renseignements via la rubrique calendrier du blog de la compagnie : http://www.lerocherdesdoms.org/calendrier (réservations à effectuer directement avec le Théâtre de l’Ecrin).

En attendant le spectacle, partons à la découverte de la biographie d’Eugène LABICHE, à travers quelques dates :

6 mai 1815 : naissance à Paris. Issu d’une famille Bourgeoise aisée, son père, d’abord épicier en gros, devient par la suite industriel en montant, puis en exploitant une petite usine de fabrication de glucose à Rueil-Malmaison, dans la banlieue Ouest de Paris.

1833 : obtention de son Baccalauréat de lettres au collège Bourbon, à Paris. Après un voyage de six mois, il démarre des études de droit, qu’il poursuit jusqu’à la licence. Il profite également de cette période pour publier de courtes nouvelles dans divers magazines. Il rencontre également Auguste LEFRANC et Marc MICHEL, avec qui il fonde une association de création théâtrale (sous le pseudonyme de Paul DANDRE).

De 1837 à 1839 : début des travaux d’écriture d’Eugène LABICHE. Il produit peu lors de ces deux premières années, deux ou trois pièces par an en moyenne. Bourgeois aisé n’ayant pas d’impératif financier, il préfère s’adonner à l’art théâtral avant tout par passion.

1839 : parution de son unique roman « La Clef des Champs ». Il se consacre par la suite aux Vaudevilles.

1842 : se marie avec une riche héritière de 18 ans, Adèle HUBERT

1848 : candidat Républicain à l’Assemblée Constituante. Battu, il s’allie à Louis-Napoléon BONAPARTE et approuve son coup d’Etat en 1851.

De 1848 à 1859 : sa production s’accélère, il créé une dizaine de pièces par an, dont : « Un jeune homme pressé » (1848), « La Fille Bien Gardée » (1850), « Un chapeau de paille en Italie » (1851) « La Misanthrope et l’Auvergnat » (1852), « Les Marquises de la fourchette » (1854), « Je croque ma tante » (1858).

1853 : il achète le château de Launoy à Souvigny-en-Sologne

1868 : il est élu maire de Souvigny

1873 : parution de sa quatrième œuvre écrite seul « 29 degrés à l’ombre » (sur 176 pièces écrites, seulement 4 auront été écrits sans la moindre collaboration : « Un jeune homme pressé » 1848, « Un garçon de chez Véry », 1850, Le Petit Voyage (1868)

1880 : élu membre de l’Académie Française, fauteuil 15

22 janvier 1888 : mort à Paris

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